Tuto Lire une carte de randonée

On va parler de cartographie, tout ce qui sert à s’orienter. Il est question d’échelle, d’itinéraire, de dénivelée et de courbes de niveau ce qui va nous amener à faire un peu de mathématiques et répondre nous espérons à toutes vos questions.

Voici aujourd'hui un tuto bien utile : savoir ENFIN lire une carte de randonnée !! Et que vous fassiez du VTT, de la randonnée pédestre, du trail running, de l'escalade ou même de l'équitation, dès que vous vous promenez dans la nature, savoir lire une carte est indispensable.

Si de nos jours les outils numériques se sont invités dans nos sacs à dos, rien ne remplacera jamais la bonne vieille carte ! Et puis, souvent, sur vos appareils numériques, il y a de la cartographie. Alors il est temps d'apprendre les bases !

Les types de cartes

En France les relevés cartographie sont gérés par l’état dont les cartes sont produites par l’Institut Géographique National que l’on connait sous l’acronyme IGN. Bien entendu, nous avons différents types de cartes IGN : il y a les cartes au 1:250 000 qui sont plutôt faites pour se repérer sur les routes, puis au 1:100 000 qui sont toujours des cartes routières mais plus détaillées, il y a  ensuite la carte au 1:25 000 qui est la carte phare de chez IGN utilisée quand on fait des des sports outdoor comme du VTT, de la randonnée pédestre, du trail running, de l’équitation ; c’est celle qui nous intéresse particulièrement chez VTOPO.

L’échelle

Lorsque l’on parle de 1:250 000 ou 1:25 000 il s’agit de l’échelle mais savez-vous ce que ça signifie ? C’est très simple : pour les cartes au 1: 25 000, 1 cm sur la carte correspond à 250 m sur le terrain. Quelques calculs maintenant ; si le tronçon mesure 10 cm sur la carte, alors sur le terrain il mesure 2 500 mètres. Voilà l’astuce : on multiplie la mesure sur la carte par 250, ici 10 x 250 = 2 500 et ça marche à l’inverse pour rapporter une distance du terrain à la carte !

Les détails

En dépliant une carte de randonnée, la première chose à savoir est que le Nord est en haut, ce qui nous donne les 4 points cardinaux. On repère facilement les cours d’eau : rivières, fleuves, lac. Puis en blanc les glaciers, bien qu’à VTT on ne s’y aventure pas en dehors des célèbres mass start à la MEGAVALANCHE ou MOUNTAIN OF HELL.

La voirie, c’est-à-dire les routes, autoroutes, chemins, pistes, sentiers… ce qui nous intéresse par exemple c’est d’éviter le goudron en jaune ou en blanc avec deux traits pleins de chaque côté. Les pistes qui nous permettent elles de rejoindre le sommet d’une descente de façon roulante sont dessinées en blanc toujours mais avec un trait plein d’un côté et un trait pointillé de l’autre. Pour les chemins de 2 m à 2,50 m de large, à différencier des single track, le trait est plein. Les sentiers, mono trace donc, sont en traits pointillé ; il y en a en noir et en couleur (violacé) quand c’est balisé sur le terrain comme un GR (Grande Randonnée) ou PR (Petite Randonnée). Pensez que le balisage va souvent de paire avec d’avantage de fréquentation, vous voudrez peu être l’éviter alors qu’il sera d’autre part probablement mieux entretenu qu’un sentier non balisé. Un pointillé composé uniquement de points est la marque d’un passage délicat et en vélo ça peut être compliqué à gérer.

Ensuite il y a des éléments importants du paysage : des chapelles, des églises, des lignes électriques à haute tension, en montagne des remontées mécaniques. Cela peut permettre en un coup d’œil de savoir exactement où on est quand on passe dessous.

Bien sûr il y a de nombreux pictogrammes. Une étoile rouge pour un point de vue ou d’intérêt, le plus souvent un belvédère. Une maison rouge pour un refuge donc si vous partez en itinérance cela peut être un point d’étape. Le P blanc et bleu est un parking qui fera un point de départ pour un itinéraire.

Enfin pour terminer, les végétaux sont également différenciés. En regardant dans la légende vous trouverez comment sont représentés les bois de feuillus, les bois de conifères, les bois mixte, la broussaille, les vergers ou plantations, vignes et clairières. C’est important pour confirmer une position et nous figurer à l’avance quel type de terrain va-t-on rencontrer.

Les courbes de niveau

Pour calculer le dénivelé de votre parcours on utilise les petites lignes qui se superposent les unes au dessus des autres. Plus elles sont serrées, plus la pente est raide. Sur une carte au 1:25 000 les courbes de niveau sont équidistantes de 10 mètres et vous permet de savoir quelle différence d’altitude il y a entre deux points de l’itinéraire. Il y a quelques altitudes en mètres notées pour vous donner une indication plus rapidement et d’avoir un peu moins de calculs à faire.

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